La vie animale

D’après mes plus lointains souvenirs, il me semble que j’ai toujours aimé la nature et les animaux (à quelques exceptions près – pensées aux divers insectes).

On ne s’en rend pas toujours compte mais ce sont des êtres exceptionnels et fascinants de par leur manière de vivre, qui parfois ressemble énormément à la vie humaine.

À la différence de l’Homme, les animaux se « battent » uniquement pour leur survie. Ils se sont adaptés à leur environnement et si nous n’étions pas sur Terre, leurs conditions seraient d’autant plus belles.

Combien d’espèces animales se sont éteintes ou en voie d’extinction par notre seule faute ? Ça me révolte de voir notre Terre et notre nature ainsi traitées.

Bien sûr qu’il a fallu et qu’il faut encore faire que les pays se développent mais n’y-a-t-il des façons plus saines de le faire ?

Quelques changements se font entendre dans certains endroits mais ça me paraît malheureusement très compliqué de faire évoluer les choses vue l’ampleur que cela a pris.

Outre les gouvernements, nous savons tous que notre comportement n’est pas idéal tous les jours, parfois par obligation, mais d’autres (trop nombreuses) fois par choix. Combien de déchets sont ainsi jetés par terre et se retrouvent dans les océans et tuent les êtres vivants ? Et ne parlons pas de gâchis, de pollution ou de surconsommation…

Personnellement, je ne supporte pas de laisser mes déchets par terre. Je sais que si je le faisais, je ne me sentirai pas bien. Quant au reste, j’essaie de faire du mieux possible pour ne pas consommer plus que nécessaire. Ça ne paraît pas grand chose, mais c’est toujours ça de gagner.

Je me souviens, à la fin d’un cours lorsque j’étais en BTS, une camarade de classe qui avait grignoté allait laisser ses papiers sur la table, voire par terre, et je lui avais signalé. La seule réponse qu’elle avait trouvé était : « les femmes de ménage sont là pour ça ». Ce à quoi j’ai immédiatement répondu que sans des personnes comme elles il n’y aurait besoin de personne pour ramasser derrière nous.
Qu’est ce que ça coûte d’être respectueux et responsables ?
Quelques pas de plus peut-être…

Je trouve affligeant de voir de tels comportements et je crois que plus nous avançons dans le temps et pire cela est. Je ne comprends même pas l’intérêt de que cela peut avoir de ne pas ramasser derrière soi. C’est quand même la moindre des choses.

Comment pouvons nous faire évoluer les choses quand nous voyons cela ?

L’avenir de la planète est en jeu et malgré les efforts à titres personnels ou parfois dans certain(e)s pays/régions, nous avons déjà condamné de trop nombreuses vies.

Certes, nous ne le ressentons pas forcément aujourd’hui, mais pensons à ce que nous allons laisser derrière nous. Les futures générations ont le droit de vivre « aussi bien » que nous. Peut-être est-il déjà trop tard…


Après ce petit passage de contestation, je souhaitais vous parler plus précisément de ma vie et de ma relation avec les animaux.

J’ai longtemps aimé aller dans des zoos, et aujourd’hui, je suis partagée entre le fait que ces animaux sauvages soient enfermés contre leur gré pour notre plaisir et le fait que de nombreuses espèces soient en danger et que les zoos sont un moyen de les protéger et de les faire perdurer.

Au niveau de leurs enclos / espaces de vie, je trouve qu’ils sont trop souvent réduits et on peut y voir souvent les bêtes tourner en rond.
Malgré tout, je pense que le personnel qui y travaille est passionné et qu’ils font ce qu’il y a de mieux pour les bêtes.

Par contre, ne me parlez pas de cirques qui eux ne respectent pas du tout les animaux. Ils vivent quasiment 24h/24 dans une cage, ils voyagent trop souvent dans cet espace réduit, où ils ne peuvent rien faire. Et quand ils sortent, c’est pour faire des numéros de « clowns » ridicules devant un public. Est-ce que ces animaux sont faits pour gesticuler dans des positions parfois non naturelles, juste pour le business ?

Imaginez un tigre se mettre sur deux pattes, un ours faire du vélo ou des manchots défiler, parfois avec un déguisement sur le dos. Imaginez, ne serait-ce qu’une seconde la vie qu’ils mènent.

La maltraitance animale me met hors de moi. Je ne comprends pas l’intérêt qu’ont ces individus à commettre de tels actes. S’ils ne supportent pas les animaux, qu’ils n’en prennent pas ou n’en fassent pas cas, point.
L’abandon est dans le même panier. Il faut réfléchir avant de prendre un animal car c’est une responsabilité. Ils ne sont pas là juste pour amuser la galerie pendant un mois.

Les animaux sont tellement moins compliqués que nous. Ils aiment sans juger, ils sont fidèles et tellement présents.

Cette vidéo de campagne de « 30 Millions d’Amis » me brise le coeur à chaque fois…


En 1997, la psychologue qui suivait mon frère a conseillé à mes parents de prendre un animal à la maison pour l’aider à surmonter ses craintes.

La SPA a d’abord amené plusieurs chats. Mes parents ayant oublié de préciser que l’on avait des oiseaux, l’un deux s’est immédiatement précipité sur la cage. Ce ne sera pas celui-ci…
Un petit rouquin adorable prénommé Toulouse nous a également été présenté mais n’est pas resté non plus puisque mon frère ne voulait plus descendre de sa chambre et a même réussi à me faire peur.

C’est alors que nous nous sommes tournés vers un chien, et plus précisément une chienne, Sarah.

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Sarah était un border collie croisée avec une autre race que l’on ignore. Elle venait tout droit de la SPA également puisque sa précédente maîtresse (qui la battait) devait déménager et ne souhaitait pas la garder, dieu merci.

Elle était âgée d’environ 9 mois lorsqu’elle est officiellement arrivée. Les premiers temps ont été compliqués puisqu’à cause de la vieille dame elle craignait de nombreuses choses.

Mon père est celui qu’elle a vu en premier et c’était donc lui son maître principal. Il travaillait de nuit et lorsqu’il partait, Sarah pleurait, et ceci durant quelques temps.

Elle a ensuite réussi à s’adapter à nous et nous à elle.

Elle a, un soir été oubliée dans le jardin, après être sortie en douce, et, ne comprenant pas ce qu’elle faisait encore dehors, a aboyé à plusieurs reprises, faisant remarquer à mes parents qu’ils l’avaient oubliée.

Un jour, alors que ma mère aspirait la voiture, Sarah a profité que la barrière soit ouverte pour aller faire un tour dans les rues. Nous remercions d’ailleurs la voisine « vigilante » qui avait indiqué que « notre petite chienne était partie ».

Des histoires comme celles-ci, il y en aurait beaucoup puisqu’elle a passé près de 15 ans à la maison. 15 ans d’une vie meilleure qui ont sans doute réussi à lui faire oublier ses 9 mois enchaînée dans un jardin.

Lors de nos départs en vacances, puisqu’elle n’était pas habituée à la route et que cela nous semblait compliqué, elle passait environ 3 semaines au chenil proche de la maison. Ce n’était jamais chose simple. Seule ma mère l’amenait là-bas et repartait en pleurs. Par contre, nous nous précipitions tous pour aller la chercher. Elle faisait toujours une petite séance de régime là-bas. Elle ne mangeait pas de croquettes (pourtant identiques à celles qu’elle avait à la maison), et préférait les boîtes. La peur d’être abandonnée là devait l’envahir.

Durant sa vie, mis à part quelques problèmes d’arthrose, elle n’a jamais eu de soucis de santé. Puis, fin 2011, elle a commencé à faire des crises type épilepsie. Son cerveau faisait des siennes.

12 Février 2012, c’est un dimanche. Il est assez tôt et je me retrouve réveillée par ma mère qui vient me dire que « Sarah est partie ». Je ne comprends pas tout de suite. Comment ? Pourquoi ?
Je me lève très vite et constate que Sarah est là physiquement mais qu’elle n’est plus elle-même. Elle ne tient pas sur ses pattes, elle fait ses besoins sans se contrôler et ses yeux… je m’en souviens comme ci c’était hier… ils étaient tout blancs, comme vidés. Ma mère me disait de ne pas regarder, mais c’était plus fort que moi.
Mes parents sont alors partis avec elle et sont revenus sans. La crise avait été forte et, même si le vétérinaire aurait pu l’aider, ça n’aurait été que provisoire. Ça nous a brisé le cœur mais c’était la meilleure solution afin qu’elle ne souffre pas plus.

Que la journée fut longue… Moi qui l’appelait tout le temps pour un oui pour un non, je me surprenais à commencer à l’appeler et à la chercher du regard sans aucun retour.

Je l’ai connue à l’âge de 3 ans jusqu’à mes 18 ans. J’ai appris et grandi avec elle.
Quoi qu’on puisse en dire, la perte d’un animal, même si elle est différente d’une perte humaine, est tout aussi douloureuse. Tout notre quotidien se retrouve chamboulé, nos habitudes à revoir, plus de compagnon de jeux ou de câlins… Un vide perpétuel.

Cela fait 7 ans qu’elle nous a quittés mais je pense à elle encore très souvent et ça me rend toujours aussi triste.

Le temps se passe, nous réapprenons à vivre sans elle, puis, lors d’un repas d’été, le sujet de prendre un autre chien est évoqué.

Nous sommes en famille, et, comme c’est mon père qui refusait jusqu’à lors et que ce jour il a dit oui, nous avons tous signé un papier comme quoi il était d’accord. Pour cela, il a quand même mis une condition : pouvoir tailler le cerisier…
Cerisier / chien ? Chien / cerisier ? Le choix a vite été fait.

Je me suis rapidement renseignée sur les naissances et je suis tombée sur une annonce fraîche qui annonçait 9 petits Golden Retriever (7 mâles et 2 femelles). J’ai toujours beaucoup aimé cette race et le fait de pouvoir en avoir un bébé était vraiment un rêve.
On a très vite craqué et le jour même, le prénom était déjà choisi : Habby.

À ses 19 jours, nous sommes allés chez les propriétaires et nous avons fait notre choix sur la femelle que nous allions adopter. De vraies bouilles de poils adorables.

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Nous recevons quelques photos de son évolution mais le temps paraît bien long.

30 Septembre 2012 : nous allons chercher notre bébé.

À notre arrivée, les frères et sœurs d’Habby jouaient dans le jardin pendant qu’elle était « punie » à l’intérieur pour ne pas être sale. Elle était tellement adorable avec son petit collier bandana rouge .

Nous l’avons laissée jouer une dernière fois avec sa fratrie avant de regagner sa nouvelle maison.

En quittant la maison, j’avais Habby dans les bras et le temps de rejoindre la voiture, je me suis mise à pleurer avec ma mère, submergée par l’émotion d’avoir adopté cette petite bête. Je l’ai gardée sur moi tout le trajet. C’était inédit, c’était magique.

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Les premiers mois de son arrivée ont été difficiles pour moi puisque j’étudiais au Havre et chaque dimanche soir je devais repartir, et j’avais à chaque fois le cœur lourd de ne pas pouvoir plus profiter d’Habby et de toute son évolution. Heureusement, fin 2012 et jusqu’à l’été 2013, je l’emmenais quasiment chaque samedi au club de dressage pour lui apprendre les bases et elle a fini meilleure de sa classe !
Mais aujourd’hui encore, il m’arrive de quitter la maison difficilement.

Quand ils sont malades ou ont quelque chose, ça peut nous rendre « malade » nous-mêmes, mais imaginer une vie sans eux est terrible.

Elle a toujours été assez fragile. Beaucoup de problèmes de peau lui ont fait connaître le cabinet du vétérinaire par coeur, même sur les lieux de vacances.

En septembre 2018, elle a commencé à boîter dès qu’elle se levait. Était-ce de l’arthrose ou un plus gros problème ?
Verdict : lors d’une balade sur la plage, sa patte a lâché alors qu’elle courait. Les ligaments de la patte arrière droite sont cassés et un bout de ménisque également.
Elle se déplace en boîtant et ne pourra être opérée que plus d’une semaine après.
L’opération coûte chère et est lourde mais pouvons-nous vraiment la laisser dans cet état ?

Opération faite… quelques jours difficiles où elle souffrait et nous faisait mal au coeur. Mais aujourd’hui, sa convalescence se passe bien et elle marche presque comme si de rien n’était.
Les animaux, dont les chiens sont des merveilles de la nature et je ne peux pas me passer de leur amour infini.

J’ai d’ailleurs un temps voulu travailler auprès d’eux, comme assistante vétérinaire mais je pense qu’aujourd’hui j’aurai trop de mal de voir souffrir et partir ces animaux.
Je pleure comme une madeleine devant des reportages à la télévision alors je n’ose imaginer cela en réalité. J’évite d’ailleurs de regarder les émissions ou reportages où je sais qu’il va y avoir des pertes etc.


Notre monde, notre faune et notre flore sont précieux alors prenons-en soin autant que possible.


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