La famille

« La famille. Comme les branches d’un arbre, nous grandissons tous dans de différentes directions, mais nos racines ne font qu’un. »

Pour certains, les relations familiales, au sens large ou non, peuvent être compliquées et/ou inexistantes, mais pour moi, elles sont essentielles.


Comme ma mère, je suis très sensible.

Comme mon père, je suis très joueuse et taquin quand je suis en confiance.

Comme mon frère, j’ai l’oreille musicale.

Et tant d’autres choses…


De mes parents je suis très proche, et j’ai même l’impression que plus le temps passe et plus ce lien s’intensifie.

Dès que j’ai du temps libre (entre toutes mes excursions), c’est eux que je retrouve avec grand plaisir à chaque fois. Il m’arrive même de ressentir de la tristesse lorsque je pars. Ça ne dure pas toujours très longtemps parce que je reprends le cours de ma vie, mais c’est le cas, surtout lorsque je passe un certain temps avec eux. Le manque se fait forcément ressentir, de part et d’autre, mais la vie fait que…

Le plus compliqué je pense, a été le moment où j’ai eu mon premier appartement au Havre où j’ai dû aller pour mon BTS. Je partais chaque dimanche soir le cœur gros. Bien sûr, Le Havre ce n’est pas si loin et les nouveaux moyens de communication qui existent aujourd’hui nous aident beaucoup, mais ce n’est pas la même chose que d’être ensemble. Puis c’était la première fois que je me retrouvais vraiment sans personne, dans une nouvelle ville.

Après ces deux ans passées en études, je suis revenue à la maison pour une année avant de partir sur Honfleur où j’ai obtenu mon premier travail. Cette fois c’était vraiment concret avec peu de chances de revenir en arrière.

Cette situation peut paraître positive pour certains (coucou l’indépendance) mais dans mon cas j’étais partagée entre plusieurs sentiments. Évidemment la joie d’avoir un travail et d’avoir mon chez moi, mais dans le même temps, se retrouver seule dans un endroit que l’on ne connaît pas, ce n’est pas forcément simple. Là encore, je ne suis pas très loin de la maison, ce qui me permet de revenir régulièrement, heureusement.
Il y a quelques coins de France où je pense que je pourrais me plaire, mais pour le moment ça ne paraît pas possible de partir autrement que pour des vacances. Malgré mon âge, j’ai encore besoin d’eux et de partager du temps avec eux.

En plus, étant assez réservée, je ne suis vraiment pas du genre à me faire des amis très vite. Les soirées jeunes, boîtes de nuit et ce genre, très peu pour moi. J’ai une sainte horreur de ces endroits où j’ai l’impression d’être jugée sans cesse. Ne buvant pas d’alcool , j’ai encore plus le sentiment de ne pas être à ma place. De toute façon, je pense qu’on a besoin de ses parents tout au long de notre vie. On a toujours besoin de soutien et de conseils au fur et à mesure des épreuves.

Un jour, peut-être que la vie fera que je devrais partir mais ce sera mûrement réfléchi car je sais que ce serait un déchirement, malgré le bonheur de partir.

Mes parents sont vraiment un pilier dans ma vie.
Je ne suis pas très explicite et j’ai du mal à me confier et parler de certains sujets (c’est de famille), mais je sais et j’ai déjà pu constater qu’ils étaient présents et aimants, comme devraient l’être tous les parents.
Pour cela et pour tout le reste, je les aime infiniment et je ne peux imaginer le jour où le pire arrivera.


Août 1995 - Seb
Avec mon frère Sébastien, nous avons 5 ans d’écart.

J’ai toujours été très joueuse et en demande d’attentions de sa part. Il faut avouer que j’ai beaucoup été sur son dos pendant de longues années. Mais après tout, c’est ça les petits-frères et petites-sœurs non ?

Il a quitté le nid bien avant moi (forcément) et j’ai dû me faire à cette nouvelle vie. Pour la peine, j’ai récupéré sa chambre que j’ai redécoré à ma façon.
Bon, il n’était pas parti bien loin donc il pouvait passer très régulièrement.

Nous avons un caractère bien différent, qui à la base n’est pas forcément négatif, mais les agissements et comportements parfois opposés peuvent porter préjudice à notre relation. Comment savoir ce qu’il vit ou pense si personne n’est au courant ? Mes parents, ma grand-mère et moi-même sommes, je pense, les mieux placés pour le conseiller, l’aider et le soutenir. Pourtant, le manque de communication fait que je suis obligée de réagir, parfois trop peut être. Je ne peux pas rester sans rien faire. Pour son bien, malgré ce qu’il pense, nous essayons de lui montrer la réalité des choses.

Je ferai toujours tout pour qu’il soit heureux et que nous puissions garder une belle relation, même s’il faut parfois mettre les choses au clair.

Nous sommes allés à plusieurs événements ensemble (concerts, pièces de théâtre…) où nous partageons toujours de bons moments de rire et de complicité. Ça fait du bien et c’est aussi très important.
Quoi de mieux que d’être soi-même et de ne pas se sentir jugé ? Qui mieux que nos proches peuvent nous aiguiller quand une difficulté se fait sentir ?

J’espère que nos vies seront aussi belles que possible.


Mes grands-parents paternels – Solange et René

Au jour où je vous parle, je n’ai plus qu’une grand-mère, qui m’est très chère. Là encore, j’essaie d’aller la voir ou de l’appeler dès que je le peux. Je ne veux pas regretter de ne pas avoir assez profité d’elle.

Ma grand-mère paternelle est décédée en décembre 2015. Elle a été hospitalisée plusieurs fois et un week-end où je ne travaillais pas, je devais aller sur Dieppe avec une amie et quand j’ai appris qu’elle était de nouveau à l’hôpital, j’ai annulé. J’ai dû sentir quelque chose… je suis allée la voir le vendredi, on rigolait encore lorsque j’essayais de l’aider à boire et que j’en mettais partout, et puis le lendemain, elle n’était plus là… Je me sens vraiment reconnaissante d’avoir pu y aller une dernière fois alors que rien ne prévoyait ça si vite.
Elle avait 88 ans, elle a bien profité de la vie, mais c’est toujours très difficile pour les personnes qui restent. D’autant plus ici que nous avons dû attendre plus de 10 jours avant la cérémonie. Elle est décédée 6 jours avant mon anniversaire et incinérée moins d’une semaine après, soit au moment de Noël. Autant vous dire que ces fêtes avaient une résonance particulière.

Concernant mon grand-père paternel, il est décédé alors que je n’avais que 8 ans. J’ai encore en mémoire le jour où je faisais les courses avec mon autre grand-mère et, au rayon fruits et légumes, elle a croisé un ami de la famille qui lui a parlé tout bas. J’ai, je pense, compris que quelque chose se passait. C’est ensuite que j’ai su qu’il nous avait quitté des suites d’une maladie. Je ne garde que peu de souvenirs avec lui et ça m’attriste. Il ne reste que les photos et les souvenirs des uns et des autres pour continuer de le faire exister.

Mon grand-père maternel est décédé en 2013, lui aussi des suites d’une maladie, et même si nous nous attendions à son départ, cela fait toujours un choc. J’étais au lycée du Havre durant ma première année de BTS lorsque j’ai reçu l’appel de ma mère.
Encore une période bien difficile.

J’aurai forcément aimé avoir plus de temps pour profiter d’eux mais la vie en a fait autrement. Malheureusement, on ne choisit pas ce genre de choses.
J’espère en tout cas qu’ils sont apaisés et bien entourés.

Mes grands-parents maternels – Micheline et Lucien


Avec le reste de la famille, il est forcément moins facile de se voir. Chacun à sa vie, ses occupations, et parfois des rythmes et lieux de vie différents. C’est pourquoi, lorsqu’on arrive à réunir quelques membres, c’est toujours un vrai bonheur pour moi. Le plus souvent, cela a lieu aux fêtes de fin d’année ou lors d’événements spécifiques (mariages, anniversaires…).

En général, lors de rendez-vous fixés, même de simples repas en petit comité, je pense quelques jours avant à ce jour et me réjouis d’y arriver. Malgré mon besoin de solitude, j’aime aussi ces petits moments tous ensemble.

Je souhaite à tous mes tontons, tatas, cousins, cousines, petits-cousins, petites cousines, que l’on soit proche ou pas, d’être heureux. Malgré les désaccords ou les conflits qui peuvent survenir, nous formons une grande famille et je l’aime, je vous aime.

Décembre 2003 - Sabine et Denis
Entourée de ma marraine et de mon parrain

Ma marraine Sabine, qui est également ma cousine, n’a qu’une dizaine d’années de plus que moi et je trouve que c’est une chance. Nous avons fait plusieurs sorties toutes les deux, dont un jour sur la plage du Havre, où, alors qu’on faisait la course, je suis tombée dans les galets. J’ai également pu être présente à son mariage et voir ses deux enfants pousser.
Vers ses 20 ans, elle est partie vivre en Bretagne où elle avait trouvé l’amour. Forcément, la distance n’est pas toujours simple à gérer et il faut se réhabituer à un nouveau fonctionnement. Je me souviens que, plus jeune, à chaque fois qu’elle nous rendait visite, j’étais toute joyeuse avant son arrivée. Je suis évidemment toujours très contente lorsque nous nous voyons, je l’exprime juste différemment.
Je la remercie pour tous les conseils qu’elle a pu me donner et les expériences que nous avons partagées.

Avec mon parrain Denis (mon tonton), je n’ai jamais été très proche. Il a toujours eu une vie un peu chaotique et des histoires d’amour compliquées qui lui ont fait descendre la pente sur laquelle il était déjà engagé depuis des années.
Il était alcoolique et c’est malheureusement ce qui a fini par le détruire. Il a toujours refusé l’aide qui lui était apportée et dans ce genre de cas, quoi faire de plus ? On sait tous que sans volonté de la part des « victimes », on ne pourra pas faire bouger les choses.
J’espère que de là où il est, il a trouvé la paix et la sérénité qu’il mérite.


La vie est parfois si belle et cruelle à la fois.

Le temps passe toujours très (trop) vite alors il faut profiter un maximum de toutes les occasions qui nous sont présentées car on ne sait pas de quoi demain sera fait.

Dans toutes les épreuves de la vie, il est important d’être entouré mais également d’être là pour les autres. L’amour d’autrui, et surtout de ses proches peut nous donner l’envie d’avancer, de se battre, d’y croire et de tout faire pour réaliser ses rêves.


Je termine en vous partageant la sublime chanson de Patrick Fiori, qui reflète très souvent nos pensées de remettre les choses au lendemain sans savoir ce qu’il va nous arriver. Nous n’osons pas toujours exprimer nos pensées ou nos sentiments, par pudeur sûrement.

Moi-même, j’ai dû mal à parler, d’autant plus lorsqu’il s’agit de sujets sensibles, de peur de rendre tristes les personnes qui m’entourent. Je sais que ce n’est pas toujours une solution mais j’essaie de m’améliorer.

« […] Ce matin, j’irai dire aux gens que j’aime
Oh juste merci d’être ceux qu’ils sont
Qu’ils changent mes heures amères en poèmes
Et tous ces mots que nous taisons
Ce matin, j’irai dire aux gens que j’aime
Ô comme ils comptent pour moi chaque instant
Des mots doux c’est mieux qu’un beau requiem
Et les dire c’est important
Et dire avant tant qu’il est temps […] »


© Photos personnelles

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