Bouleversement de pensées

Est-ce le contrecoup du confinement ou est-ce simplement une prise de conscience ? Je ne sais pas, mais ce mois de Juillet 2020 n’a pas été très simple pour moi niveau moral.

Avec le temps, je me suis rendue compte que j’aimai certaines personnes plus qu’elles ne m’aiment, et bien évidemment, ça fait mal. On a parfois des signes qui nous font tilt mais souvent, on préfère les ignorer jusqu’à ce que cela nous fasse trop souffrir.
Ce confinement a pu confirmer la véracité de certaines relations tout comme il a, au contraire, révéler certaines failles. À part les personnes contraintes de travailler durant cette période, nous avons tous eu beaucoup temps à occuper. Simplement pour prendre des nouvelles de nos proches ou profiter de notre temps libre pour faire des choses que l’on n’a pas l’habitude de faire. Les réseaux sociaux n’ont peut-être jamais autant été utile qu’à cette époque.

Malgré le fait que nous étions bloqués à la maison, certains ont réussi à ne pas trouver de temps pour moi, à annuler nos appels téléphoniques ou vidéo parce que « j’étais occupée » ou parce que « j’avais tel ou tel problème ». Oui, on a tous des problèmes et je le comprends parfaitement mais quand c’est récurrent et qu’aucun intérêt n’est éprouvé à notre égard, on finit par en avoir assez.
Assez de perdre du temps à prendre des nouvelles, qui restent parfois sans réponses ; assez d’essayer d’attirer l’attention, pour quel résultat ? ; assez de devenir presque jaloux de la relation partagée avec d’autres (et pour qui du temps est donné) ; tout simplement assez de gaspiller de son temps et de son énergie pour des personnes qui ne savent pas être là pour nous alors que l’on fait tout pour l’être en retour.
Et ce n’est pas faute de prévenir, de faire des signes pour dire que ça ne va… et pourtant parfois rien ne change.

Alors, à partir de ce moment, on commence à s’éloigner de ces personnes. Au fur et à mesure, on se désabonne de leurs réseaux sociaux, on les supprime de nos contacts, ou simplement, on essaie de vivre sans eux. Au début, c’est difficile car on a toujours un espoir d’un petit quelque chose, ça brise le cœur de rompre les liens. Mais, au fil du temps, on se rend compte que l’on se sent mieux et que cet éloignement, même s’il est virtuel, était nécessaire.

Tout ceci est valable dans nos relations amicales mais également familiales et, malheureusement, lorsque ces personnes font partie de notre famille, le lien est plus difficile à rompre. Nous avons en effet toujours des parents, des frères, des sœurs, des oncles, des cousins qui nous en parlent et/ou qui nous réunissent. Et, lorsque de grands événements ont lieu (mariage, grossesse etc), on en entend forcément parler et il est compliqué de rester insensible.Pour ma part en tout cas, j’ai tendance à être peut-être trop empathique et, même si nous ne partageons presque rien, je ne peux, en général, pas ignorer de telles choses.
Le plus difficile je crois, est de réussir après chaque nouvelle mise en contact, à ne pas retomber à la case départ ; garder du recul pour ne pas être à nouveau déçu.

Ce travail sur moi-même avance petit-à-petit, mais je sais pertinemment qu’il m’est impossible, du moins actuellement, de changer. J’essaie en tout cas de me focaliser sur les personnes qui sont présentes, comme je peux l’être. Évidemment, personne n’est parfait alors à certains moments une personne sera peut-être moins disponible, mais dès que l’on explique les choses avec sincérité, ça va tout de suite mieux. C’est du moins ce que je pense.

On a tous une vie, on a tous des problèmes mais il ne faut pas oublier l’essentiel, même si ce n’est que de temps en temps. C’est toujours mieux que rien parce que dans le cas contraire, on peut s’apercevoir que nos liens sont différents ou même qu’on a perdu quelqu’un qui était pourtant très important pour nous.

Le confinement n’est pas la cause de tout cela, il a simplement été un révélateur des faits qui ont lieu depuis des semaines, des années…

Cette remise en question personnelle n’a pas été la seule puisque j’ai aussi beaucoup évolué sur ma vision professionnelle des choses.

Cela fait déjà un moment que je ne me sens plus à ma place dans mon poste actuel. J’ai toujours dit que je ne comptais pas faire ma carrière à cet endroit car ce n’est du tout le domaine que j’ai étudié ni celui qui m’intéresse.

5 ans plus tard, je suis toujours là, mon poste n’a pas évolué, mon salaire très peu et je me retrouve à faire des choses qui pour moi ne sont pas « gratifiantes ». À cela s’ajoute le fait que je travaille avec des personnes qui se contentent du minimum syndical alors ça n’arrange pas la situation.
J’ai donc pris la décision, après mûre réflexion et quelques discussions, de me lancer dans autre chose. En parallèle de mon travail, j’effectue, depuis début Août officiellement, une formation à distance pour devenir attachée de presse.
On m’a d’ailleurs dit plusieurs fois que c’est un métier qui me correspondrait vraiment, et c’est tout ce que j’espère.

J’ai un total de 18 cours à étudier et un devoir à rendre pour chacun d’entre eux. L’avantage c’est que je peux gérer mon temps comme je le souhaite.
À l’ heure où je vous parle, j’ai déjà pu rendre deux devoirs et je suis assez satisfaite des résultats. Pour le premier, je ne savais pas encore ce qu’ils attendaient exactement mais j’ai pu vraiment me rattraper sur le deuxième.
Pour dire vrai, ce qui me fait le plus peur n’est pas les cours ni les devoirs, c’est surtout de pouvoir trouver un travail dans ce secteur par la suite.

Affaire à suivre…

En plus de tout cela, j’ai été contacté fin Juillet par Virginie qui exerce une fonction de conseillère à domicile et qui m’a proposé de rejoindre son équipe.
Elle m’a donné toutes les informations nécessaires et je me suis rapidement lancée dans cette nouvelle aventure qui est un travail à par entière et qui va me permettre de compléter mon salaire pour le moment (du moins si j’arrive à remplir mes objectifs). En un mois, j’ai pu obtenir mon premier grade et il est possible d’obtenir un salaire fixe à un grade donné. Pour le moment, je fais ce que je peux là où j’en suis. Ce n’est pas toujours simple de tout conjuguer mais je donne mon maximum. J’ai en tout déjà appris plein de choses sur le domaine de l’alimentation saine, le bien-être etc, et surtout, j’ai pu faire de jolies rencontres.

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