Let’s go to… Norway ! đź‡łđź‡´

Début 2022, je commence à réfléchir à ma prochaine destination et puisque le Covid semble « disparaître » et que les frontières s’ouvrent petit à petit, je me dis qu’une nouvelle aventure pourrait enfin être possible. Ayant déjà parcouru plusieurs coins de France, j’envisage cette fois de sortir du pays.

Je guette donc différents sites Internet pour essayer de trouver le lieu qui pourrait me plaire, mais rapidement, je comprends que partir seule est un plus grand défi et que, pour un premier voyage à l’étranger et en solo, il vaut mieux miser sur quelque chose d’assez proche et réputé pour être safe. Pour ne pas totalement me lancer dans le vide, je commence à regarder ce qui existe en terme de voyages organisés, mais pour les personnes seules. Je tombe ainsi sur différents organismes et plusieurs propositions de destinations, puis, au fur et à mesure de mes recherches la Norvège m’apparaît comme une évidence. Les paysages ainsi que le programme proposé me donnent tout de suite l’eau à la bouche et je m’imagine déjà entrain d’explorer le grand nord.

Mais, avant une quelconque réservation, il faut que je sois sûre de pouvoir être libre aux dates proposées. Je fais donc très vite ma demande de congés, et une fois celles-ci acceptées, je ne traîne pas pour tout bloquer. Je vais donc partir du 20 au 26 Mars !

L’organisme gérant à la fois le voyage et le séjour, je n’ai plus grand chose à faire à part m’équiper. En effet, vu la période et le lieu où je vais, les températures peuvent encore être proches de 0. Pour pouvoir profiter pleinement de ce voyage d’une petite semaine, il est donc préférable que je fasse quelques achats.
Étant allée au ski en Janvier 2020, je peux déjà rayer des éléments de ma liste. Malgré tout, et puisque je n’étais pas restée très longtemps dans les Alpes, il est évident que je suis loin d’avoir tous les équipements nécessaires. D’ailleurs, l’organisme de voyage m’a transmis un guide avec les affaires indispensables pour ce voyage (ce qui est bien pratique quand on débute). Et donc, après plusieurs jours de recherches, je décide de faire ma commande sur le site d’Intersport, qui propose de bons produits pour un montant pas forcément élevé.

Puis, début Mars, assez peu de temps après la réservation de mon voyage, je reçois un appel de l’organisme en question qui m’annonce que le séjour est annulé. Non pas que le voyage ne se fera pas, au contraire, il aura lieu mais sans moi et sans les autres personnes qui ont réservé juste après moi. En effet, s’agissant d’un regroupement de plusieurs agences, il semble qu’il n’y ait plus de places pour nous…
Autant dire qu’après cet appel, je suis bien dégoûtée. Étant à quasiment un mois du départ, et même s’il m’est proposé de partir pour une autre destination ou d’être remboursée, je sais que ça ne sera pas ce que je voulais initialement.

Les autres lieux proposés aux mêmes dates ne me plaisant pas du tout, j’ai bien sûr demandé le remboursement, qui s’est d’ailleurs fait assez rapidement. Problème, je me retrouve maintenant avec une semaine de vacances, sans nulle part où aller. Dans l’entre fait, j’ai reçu ma commande d’Intersport qui n’avait plus vraiment la même saveur.
Et, après un temps de réflexion, je me suis dis : pourquoi ne pas partir en Norvège quand même ? Toute seule certes, mais au moins, je partirais.
Évidemment, avant de réellement me lancer, je dois faire d’autres recherches pour savoir où aller, comment m’organiser etc etc. Je ne peux pas me permettre de suivre le même itinéraire que ce que proposais l’organisme puisque ça signifierait conduire, prendre des transports et bouger tout le temps avec mes bagages. Pour moi, ça n’est pas envisageable en étant seule. Finalement, j’ai sélectionné une ville du nord : Tromsø en Laponie norvégienne qui était initialement une étape de mon voyage organisé. Et, de ce que j’ai pu en voir, il y a pas mal de choses à faire et à voir, dont plusieurs activités faisables à partir de ce lieu. C’est pour moi l’endroit idéal.

Le 6 Mars, soit deux semaines avant le départ, j’ai donc effectué toutes mes réservations car cela devenait urgent.
— AirBnb a été mon allié pour trouver un logement à environ 15 minutes à pied du centre-ville. Petit appartement également à proximité d’un arrêt de bus. Et au niveau du tarif, c’était bien en dessous de ce que proposait les hôtels, avec un avantage de pouvoir disposer d’une cuisine entre autre.
— La Lufthansa m’a permis de réserver mes vols de Paris à Tromsø.
— Enfin, le site Get Your Guide m’a permis de programmer facilement les différentes activités me permettant de découvrir les environs en étant accompagnée de guides mais également d’autres personnes également en vacances : une chasse aux aurores boréales, une excursion au cœur de la nature arctique, une balade en traîneau à rennes ainsi qu’une rencontre avec le peuple Sami, puis, un incontournable, la balade en chiens de traîneau.

VoilĂ , tout est prĂŞt !

SAMEDI 19 MARS

Finalement, mon voyage durera une semaine jour pour jour puisque j’ai profité de ce changement de programme pour ajouter une journée. Ça ne fera pas de mal.

C’est donc la veille, directement après le travail que j’ai pris le train pour Paris puisque j’ai dû dormir près de l’aéroport CDG. Mon avion décollant à 6h45, il est plus simple pour moi d’être sur place et de n’avoir qu’à prendre une navette pour rejoindre mon terminal plutôt que divers transports en commun qui risquent d’être en retard.
Évidemment, s’agissant d’un premier voyage seule et aussi loin, j’ai une pointe d’appréhension et j’ai hâte d’arriver en Norvège pour pouvoir souffler.

Après une escale à Francfort, j’ai pu atterrir à l’aéroport de Tromsø vers 13h20, comme prévu. Le temps n’est pas terrible, il pleut et il y a d’ailleurs eu quelques turbulences à l’approche de l’atterrissage. Encore un petit coup de stress qui n’a heureusement pas duré trop longtemps. Je quitte donc l’avion pour aller récupérer ma valise qui se fait dans un sas commun pour toutes les arrivées. Autant dire que je me suis demandée si j’allais pouvoir la retrouver facilement.

Valise entre les mains, je rejoins le bus à deux pas de l’aéroport qui m’emmène jusqu’au centre-ville. Durant le trajet, je surveille les arrêts puisque là-bas, les mots sont assez complexes et j’ai peur de ne pas descendre au bon endroit. Le téléphone est dans ce genre de cas un très bon allié.
N’ayant pas mon appartement tout de suite, j’en profite pour faire une pause goûter dans un café puis pour me balader quelque peu. Enfin, je décide de rejoindre mon logement à pied, et je me rends vite compte que le chemin n’est pas si simple puisque la montée est presque à pic, avec des endroits enneigés. Je n’ai clairement pas mis un quart d’heure avec tous mes bagages !

Après cette montée sportive, j’ai pu déposer mes affaires pour pouvoir aller faire quelques courses. L’appartement n’étant pas prêt, ça m’a permis de patienter utilement. Bon, encore une fois, j’ai tout fait à pied et ai quelque peu souffert en remontant, bien que je sois passée par un autre chemin. Bref, après tout cela, j’ai enfin pu prendre possession de mon chez moi pour une semaine.

La fatigue est prĂ©sente mais j’ai Ă©galement hâte de partir Ă  la dĂ©couverte de la ville.

DIMANCHE 20 MARS

Première nuit effectuĂ©e et premier vĂ©ritable jour sur place. D’ailleurs, je le commence en beautĂ© puisque j’ai rendez-vous au centre pour ma toute première excursion. Le point de rencontre ne semble pas si loin que cela donc je dĂ©cide une nouvelle fois de faire le trajet Ă  pied, ce qui va me permettre Ă©galement d’explorer le coin.

Aujourd’hui, je vais donc découvrir la nature norvégienne en petit groupe. Et vu le temps qu’il fait, ça risque d’être très chouette.
Une fois arrivée au point de rendez-vous, j’ai fait la rencontre de Maureen, qui elle aussi patiente pour cette activité. Et en discutant, on se rend compte que l’on est toutes les deux françaises, même si elle vit désormais en Angleterre. C’est assez drôle comme coïncidence puisqu’elle aussi est seule ici.
Finalement, nous nous retrouverons dans des groupes différents mais nous retrouverons sur certains lieux.

Dans mon groupe, hormis le guide, nous Ă©tions huit : quatre mexicains, deux japonaises et deux français ; tous des jeunes. Durant le trajet, notre guide Michael nous raconte, en anglais, diffĂ©rentes histoires ou anecdotes des endroits oĂą nous passons et c’est super intĂ©ressant, parfois mĂŞme surprenant.
Nous faisons au total huit arrêts pour découvrir des lieux complètement différents à chaque fois, mais toujours aussi beaux. Michael est également photographe et peut donc nous prendre en photo à chaque fois que l’on en fait la demande, et c’est génial, surtout pour les personnes seules. Bien sûr, je me suis permis de demander à mes camarades de me prendre en photos sur certains spots ; et inversement.

Je me souviens avoir pensĂ© sur la route combien j’étais heureuse et combien malgrĂ© l’apprĂ©hension, j’avais bien fait d’oser partir seule. Les paysages sont vraiment incroyables et le fait qu’il fasse beau rend la chose encore plus belle. Ça fait un bien fou d’ĂŞtre ici, perdue en pleine nature.
Pour le déjeuner, nous avons d’ailleurs fait un pique-nique (fourni par le guide) sur une plage et c’était un moment vraiment unique.

Au total, nous sommes partis plus de cinq heures, avons découvert huit sites différents mais en avons aperçu bien plus. De même, sur la route, nous avons pu voir des rennes et un aigle, plus brièvement.
Wow, je n’ai pas d’autres mots pour ce début de journée. Probablement l’une des meilleures du séjour d’ailleurs.

De retour au centre de Tromsø, je retrouve Maureen puisque nous nous étions promis de nous retrouver après l’activité. Nous avons même décidé, aussi grâce aux conseils des guides, de faire la chasse aux aurores boréales ce jour puisque le temps est idéal et que ça ne serait probablement pas le cas ces prochains jours. J’ai donc changé mes plans et déplacé mon excursion sans soucis puisque sur Get Your Guide, il est possible d’annuler jusqu’à 24 heures avant.

Cette activité démarrant à 18 heures, nous avons d’abord fait une petite pause goûter avant d’aller s’acheter de quoi piquer niquer également pour ce soir puisque ça n’était pas prévu au programme.
Nous partons donc en plus grand groupe cette fois puisqu’il y a quasiment un bus entier. Le trajet dure environ une heure et nous permet d’observer de nouveaux coins. Nous en profitons Ă©galement avec Maureen pour faire plus ample connaissance. Le soleil ne s’est pas encore couchĂ© donc, en arrivant, il nous faut patienter un bon moment. Comme il y a du chauffage dans le bus, nous y restons un maximum car la tempĂ©rature commence Ă  ĂŞtre très fraĂ®che.

Puis enfin, on nous informe que le spectacle commence. Et effectivement, on a pu voir quelques « nuages » avec des nuances de verts se balader dans le ciel. Et je parle de nuages puisqu’à l’œil nu, c’est vraiment l’impression que j’ai. À priori, il est parfois possible de voir la même chose que sur les photos, mais ça ne sera malheureusement pas pour aujourd’hui. Sur le coup, je suis un peu déçue de ne voir « que » cela, mais finalement avec le recul, et en découvrant les photos, j’en garderais surtout un bon souvenir. Sauf pour ce vent glacial qui venait nous rappeler que l’on était dans le grand nord.

Finalement, je suis rentrĂ©e vers 2 heures du matin, bien fatiguĂ©e, mĂŞme si je suis repartie Ă  pied. D’ailleurs, mĂŞme s’il Ă©tait très tard, je n’ai croisĂ© personne et n’ai jamais eu peur d’ĂŞtre accostĂ©e ou embĂŞtĂ©e comme c’est souvent le cas en France.

LUNDI 21 MARS

Ce matin, réveil plus tard évidemment, et après le petit-déjeuner décalé, je rejoins Maureen au centre-ville. Finalement, on s’est rencontrées hier mais on s’entend très bien et c’est un plaisir de passer du temps avec elle et de partager quelques moments de nos séjours respectifs. Je ne m’attendais pas à ce que ce genre de choses arrive mais c’est un vrai bonus.

Nous avons donc été déjeuner ensemble dans une pizzeria mais ayant mangé peu de temps avant, j’ai opté pour quelque chose de plus léger. Ensuite, nous nous sommes baladées et sommes allées visiter le musée polaire.
Maureen étant bien fatiguée après la journée d’hier, elle a décidé de repartir chez elle mais puisqu’il n’était pas tard, j’ai préféré retourner vers le centre-ville pour faire quelques achats de souvenirs. Pour moi, mais pas que puisque je ne peux pas repartir les mains vides.

Après de nombreux pas effectués et les jambes de plus en plus lourdes, il est aussi temps pour moi de rejoindre mon logement et de me poser tranquillement.

MARDI 22 MARS

Aujourd’hui est une journée plus calme car je n’ai aucune activité prévue et ça ne va être que de l’improvisation. Réveil tranquille donc, puis une fois prête, je décide de me rendre au lac de Prestvannet que j’avais repéré lors de mes recherches. J’avais aussi vu qu’il gelait en hiver et j’espérais que ce soit encore le cas car c’était chose rare chez nous.

Équipement enfilé car il fait toujours froid et humide. Départ toujours à pied avec mon téléphone entre les mains pour que je puisse m’y retrouver car je dois passer par des petites rues et je ne crois pas avoir vu de panneaux pour le lac de là où je viens. Quand je vous dis que le GPS a été d’une grande aide, ça n’est pas pour rien.

Me voici arrivée sur place après quelques glissades sur des zones verglacées mais aucune chute en vue (et ce, malgré des chaussures adaptées). Je m’arrête à un premier point de vue et prends bien sûr quelques photos. Une petite averse passe mais je décide malgré tout de continuer à marcher. Finalement, je me retrouve à faire le tour entier du lac, m’arrêtant assez régulièrement tout en profitant du lieu.
Moi qui pensais ne faire qu’une petite balade, je me suis retrouvĂ©e Ă  partir plus de deux heures, mais il y a tellement de choses Ă  dĂ©couvrir qu’on ne voit pas le temps passer. Puis, comme je n’avais rien d’autre de prĂ©vu, je ne me suis pas non plus posĂ©e de questions.

Retour au logement pour le reste de la journée. J’en profite pour me reposer car même si je suis en voyage, je pense qu’il faut aussi du temps à « ne rien faire » pour ne pas revenir plus fatiguée qu’avant de partir.

MERCREDI 23 MARS

Troisième excursion du séjour et cette fois, je vais rencontrer des rennes ainsi que le peuple Sami. Je suis toujours aussi impatiente de faire ces nouvelles activités même si le temps est vraiment affreux aujourd’hui. Il pleut sans interruption et c’est loin d’être agréable. Malgré tout, l’activité est maintenue, mis à part la partie traîneau puisqu’il n’y a plus de neige sur le site où je me rends. Première petite déception même si j’aurai au moins la chance de voir des rennes.

(Concernant l’annulation du tour de traîneau, il faut savoir que j’ai été remboursée d’une partie de la prestation.)

Arrivée sur place avec le groupe, il pleut toujours autant et malheureusement, ça ne s’arrêtera pas de la journée.
Nous démarrons par une présentation de l’activité avec une jeune Sami et ensuite, nous avons l’opportunité d’aller nourrir le troupeau de rennes. La pluie est toujours présente mais je vais quand même à l’extérieur car je ne veux pas manquer cette occasion. Seau entre les mains, granulés insérés, je tends le seau et attends que les premiers viennent se servir. Évidemment, ils ne se font pas prier et je suis d’ailleurs plusieurs fois témoin de petites bagarres à coups de bois pour savoir qui pourra manger.
J’ai appris à ce moment-là qu’en hiver, ce sont les femelles qui portent les bois puisqu’elles sont gestantes et que c’est un moyen pour elles de se protéger. En revanche, en été, ce sont les mâles qui les portent. Sur mes photos, on peut voir certains rennes avec des bois qui commencent à sortir, qui seront donc prêt pour cet été.

Après ce chouette moment de nourrissage, je décide d’aller m’abriter là où nous allons manger. Des feux sont en route et même s’ils me réchauffent, ils ne permettent pas de réellement me sécher.
Je reste à table et un repas est servi, au choix un menu végétarien ou à base de rennes. Même si je ne suis pas végétarienne, j’ai de plus en plus de mal à manger de viande, et encore moins quand ces dits animaux sont présents. J’opte donc pour la première version qui est très bonne et ne regrette aucunement de ne pas avoir goûter le renne.

S’en suit une petite pause pour aller acheter des souvenirs puis un dernier rendez-vous pour que la jeune Sami nous parle de l’histoire de son peuple. Tout était en anglais donc je ne dirai pas que j’ai compris l’intégralité de ses propos, mais l’essentiel est là, et c’est le principal. Cette activité se termine par un chant mythique.

En début d’après-midi, l’ensemble du groupe regagne le bus puis le centre-ville. Au retour, il pleut toujours, il fait froid et puisque je suis trempée, cela n’arrange rien. Je décide donc de rentrer dès à présent car je ne vois aucune autre option.

Sur place, j’ai réussi à filmer un petit moment de nourrissage et malgré tout, j’en garderai un chouette souvenir. Bien sûr, j’aurai passé un moment encore meilleur si le temps avait été de notre côté, mais on ne peut pas toujours tout avoir.

JEUDI 24 MARS

Après la pluie… la neige !
C’est incroyable comme le temps peut évoluer aussi vite et en seulement quelques jours, je crois que j’ai déjà pu voir tous les temps, ou presque.

Ce jeudi, je n’ai pas d’excursion puisque j’avais à la base prévu de n’en faire que tous les deux jours. Mais, dans ce que j’ai retenu et que je peux faire sans guide, c’est aller au sommet de la montagne face à l’île sur laquelle je loge. Et pour se faire, je vais d’abord rejoindre Maureen qui a justement son appartement de ce côté.

Vers midi, je prends la route à pied pour une bonne demi-heure de marche. Je passe d’ailleurs par le pont que j’avais envisagé de traverser lors des mes recherches. Il ne fait pas très chaud mais j’adore ce moment. Je prends aussi le temps de faire quelques photos de la cathédrale arctique située de l’autre côté. Puis, je rejoins Maureen chez qui je fais une petite pause avant que nous nous rendions vers le téléphérique. Il y a la possibilité de faire la montée et/ou descente à pied mais il est clairement préférable d’utiliser le téléphérique et de ne prendre aucun risque. Il neige toujours autant et nos premiers temps au sommet se font dans la brume.

Puisque nous pouvons rester autant que possible (tant que ça n’est pas au moment de la fermeture), nous en profitons pour déjeuner avec vue. Après le repas, nous retournons à l’extérieur où enfin le ciel s’est dégagé. Nouvelle séance photo au programme avant de tranquillement rejoindre la ville.

Avant de repartir chez moi, je reste un peu chez Maureen et on en profite pour continuer de discuter et se réchauffer un peu.
Enfin, vers 18h30, il est temps que je rentre, d’autant que je veux le faire à pied même si j’en ai plein les jambes. Ça fait un bien fou et au quotidien, je suis loin de marcher autant donc quand je le peux et qu’en plus le cadre est agréable, je me démène plus.

VENDREDI 25 MARS

Dernier jour avant le retour (déjà) !

Pour cette dernière journée en Laponie norvégienne, j’avais initialement prévu de faire l’excursion que j’attendais le plus : la balade en chiens de traîneau. Malheureusement, de nouveau à cause de la pluie battante de mercredi, elle a été annulée puisque les pistes ne sont pas assez enneigées et cela serait trop dangereux.
Bien évidemment, je suis déçue car j’étais impatiente de faire cette découverte mais c’est ainsi.

Pour ne pas rester sur ma faim, je décide de réserver une autre activité avec l’argent qui m’a été remboursé. Il est surtout proposé des petites croisières et je finis par me lancer.
10h00, départ pour le bateau qui va faire voyager tout le groupe à travers les fjords. Le ciel est couvert et il y a pas mal de vent, mais plus de pluie et c’est déjà pas mal.
Nous prenons place à l’intérieur où l’on nous donne quelques explications avant de pouvoir sortir pour admirer les paysages. C’est sublime !
Nos guides connaissent parfaitement les lieux et s’arrĂŞtent Ă  plusieurs reprises dans des zones oĂą nous pouvons voir des aigles passer. J’ai d’ailleurs rĂ©ussi Ă  faire des petites vidĂ©os et une photo presque parfaite. C’est incroyable !
En route, il nous a été proposé de pêcher et n’étant pas tellement fan, j’ai préféré rester en observation (à savoir que les personnes ayant réussi à remonter des poissons avaient la possibilité de repartir avec !). J’en ai aussi profité pour rentrer au chaud car avec à peu près 2°C et du vent, on se refroidit assez vite. D’ailleurs, en bas, nous avons des boissons chaudes à disposition ainsi que de délicieux biscuits. Ces petits temps à l’intérieur m’ont aussi permis de discuter un peu avec les guides qui sont tous les trois adorables.
Le repas étant proposé dans l’activité, nous nous sommes tous réinstallés. Une soupe de poisson ou végétarienne, préparée par la guide a alors été mise à notre disposition. Une nouvelle fois, j’ai opté pour la version végétarienne qui était délicieuse bien qu’assez épicée (j’ai été obligée de manger plusieurs morceaux de pain entre temps pour pouvoir terminer mon assiette).
Enfin, nous avons terminĂ© notre sortie par l’observation d’une partie de l’eau encore gelĂ©e. C’est impressionnant Ă  voir, d’autant que l’on voit de nombreux morceaux se dĂ©tacher progressivement.

Bien que très différente d’une balade à traîneau, j’ai beaucoup apprécié cette croisière qui m’a montré une autre facette de la ville. Bien sûr, j’aurai aimé pouvoir observer d’autres espèces animales mais on ne peut pas tout avoir. Cela reste une belle découverte.

Puis évidemment, à mon retour je me suis mise à la préparation de ma valise puisque mon vol est à 8h demain.

SAMEDI 26 MARS

Réveil plus maussade aujourd’hui puisque je n’ai pas envie de rentrer, mais je crois qu’on ressent tous cela au moment du départ, surtout quand on a autant apprécié le séjour.
Les valises sont quasiment bouclĂ©es et il ne me reste plus qu’à mettre mes dernières affaires Ă  l’intĂ©rieur. Pendant mon petit-dĂ©jeuner, je rĂ©flĂ©chis au fait de prendre un taxi pour aller jusqu’à l’aĂ©roport. DĂ©jĂ , je serai plus sereine niveau timing, mais en plus, je n’aurai pas Ă  trimbaler mes affaires dans la neige puisque justement, il y a beaucoup de vent et le retour d’une bonne couche de neige.

6h15, je prends la direction de l’aéroport et le trajet est rapide et se fait sans encombre, ou presque. Avec le vent, il y a quelques glissades complètement maîtrisées par le chauffeur qui n’a aucunement paniqué.
Me voici sur place et je suis soulagée d’être arrivée, pour le moment, puisque je remarque qu’il y a une bonne file d’attente pour l’enregistrement et le dépose bagages. Puis, pour en rajouter, quand c’est enfin mon tour, j’apprends que j’ai un formulaire à remplir via mon téléphone. Je ne comprends pas tout et vais sur le côté, perdue. Tout se faisant en anglais, ça n’est pas simple de bien analyser tout ce qui est dit. Heureusement, je trouve une autre personne qui va réussir à m’indiquer sur quel site aller.
Je remplis donc le fameux document mais me retrouve de nouveau à faire la queue… l’heure tourne et mon stress remonte. Finalement, la dame ne jette qu’un œil rapide à ce que j’ai rempli car je comprends que c’est un suivi lié au Covid. J’aurai simplement aimé que la compagnie aérienne m’informe de cela pour que je ne perde pas autant de temps. D’ailleurs, j’ai croisé un autre français qui était lui aussi paniqué avec ce site.

Avec tout cela, j’arrive finalement pile à l’heure pour l’embarquement et à peine cinq minutes après être m’être posée, je monte dans le premier avion.
Pour le retour, je prends trois avions différents et vais donc passer la journée dans les transports. J’ai choisi cela car niveau horaires, c’est ce qui est le plus simple, puis d’après mes souvenirs, il n’y avait pas énormément d’autres possibilités.

17h15, j’atterris à Orly et il me reste encore un tramway ainsi que deux métros à prendre avant de rejoindre la gare. Le timing n’est pas trop serré mais j’aime avoir de l’avance, au cas où.
Ce trajet retour s’achève vers 23h00, heure à laquelle je suis officiellement rentrée à la maison.


BILAN

Cet article s’avère bien plus long que ce que je ne pensais, mais finalement, il y a tellement de choses à raconter que c’est difficile d’en dire moins. Et encore, j’ai omis de nombreux détails !

Pour faire un petit bilan de ce voyage : j’en suis pleinement satisfaite, et je ne regrette en aucun cas d’avoir relevĂ© ce dĂ©fi. J’ai vĂ©cu une semaine vraiment incroyable, j’ai vu des paysages magnifiques, fait des activitĂ©s inĂ©dites, rencontrĂ© des personnes superbes et surtout, j’ai fait ce que je voulais quand je le voulais, et ça c’était Ă©galement un bonheur. Le fait d’ĂŞtre seule ne m’a absolument pas pesĂ©, bien au contraire.
Bien sûr, il y a eu quelques petites choses moins bien (comme l’épisode de l’aéroport au retour) mais je suis fière d’avoir réussi à me sortir de toutes les situations malgré la barrière de la langue.

Maintenant que je me suis lancée, je pense être prête pour retenter l’expérience des voyages en solo dès que je le pourrais. Prête pour peut-être partir plus loin et plus longtemps. Dans tous les cas, je sais que j’en suis capable et ça fait du bien !

À l’heure où j’écris cet article, je sais quand et à quel endroit se fera mon prochain voyage, et tout ce que je peux dire c’est que ce sera une ambiance complètement différente.
Rendez-vous dans le prochain avion….

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